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Fixer des barres d’appui dans la salle de bain, positionner des sous tapis antidérapants, trier les médicaments et provisions, acheter un téléphone à grosses touches, prévenir les voisins et commerçants de proximité, contacter le Centre Communal d’Action Sociale, remplir les dossiers « demande de portage des repas », « demande de téléalarme », « demande d’APA », « demande d’hébergement en EHPAD »…

La « to do list » de l’aidant peut vite devenir longue et certaines lignes correspondent à de vraies décisions. Ce n’est jamais facile de décider, et pourtant, c’est un des rôles de l’aidant, conjoint, enfant ou proche, de savoir décider dans les moments difficiles. Ces décisions, bien sûr, sont bien mieux acceptées si elles sont prises au bon moment, pour de bonnes raisons et présenter avec les bons mots. Des stratégies positives d’accompagnement doivent être mises en place car il n’est pas question d’annoncer à un proche que son corps ou sa mémoire ou les deux se jouent de lui ou de lui lister les choses qu’il ne sait plus faire : gérer ses courses, ses repas, composer des numéros de téléphone mille fois appelés, se relever d’une baignoire, marcher sans risque…

Dessaisir une personne des gestes de la vie quotidienne est une décision grave : même si elle est prise dans une bonne intention, c’est un renoncement de plus pour la personne concernée. Prenons l’aide à la toilette : à quel moment estime t-on que la qualité de la toilette n’est plus suffisante ? Prenons l’entrée en EHPAD : à quel moment est-on sûr qu’un maintien au domicile n’est plus souhaitable ? Et surtout, comment le formuler et à qui d’en décider ?

Souvent, l’entourage s’appuie sur un événement : de la tôle froissée pour faire accepter l’abandon de la conduite, une chute pour introduire une aide à la toilette ou le portage des repas, un conjoint hospitalisé pour un placement temporaire en EHPAD… Personne ne souhaite la survenue de ces événements mais, quand ils surviennent, ils facilitent souvent la prise de décision et l’acceptation de cette décision. Néanmoins, s’il faut savoir décider, il est important de ne pas chercher à tout anticiper au risque d’aménager la perte d’autonomie. On ne le rappellera jamais assez, le risque fait partie de la vie, la chute fait partie de la marche.

Mais on peut évidemment agir sur les facteurs de risque : un logement inadapté, une prise de médicament aléatoire, une mauvaise alimentation, un appauvrissement du lien social… et attendre plus sereinement le moment de prendre de plus lourdes décisions.

Nathalie Cuvelier

Un commentaire

  1. Je suis l'aidant de mon épouse: maladie de Parkinson depuis 18 ans, cancer du côlon avec métastases au foie depuis 3 ans et ostéoporose sévère depuis 3 ans( facture du col du fémur, suivi de l'écrasement de 4 vertèbres dorsales). Je recherche toutes informations pour l'accompagner au mieux à domicile, tout en essayant de me ménager (qui veut aller loin, ménage sa monture!).

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