La vie des aidants n’est pas simple, notamment lorsque le proche dépendant est atteint de la maladie d’Alzheimer. La peur est en effet omniprésente, celle de mal faire, ou qu’il arrive quelque chose au malade pendant la nuit et la présence des professionnels au sein du domicile est particulièrement éprouvante. Une situation complexe que Catherine Olivet, bénévole pour France Alzheimer évoque sans tabou.

« J’avais peur que sa respiration s’arrête et je dormais l’oreille à l’affut, d’un sommeil très superficiel… », confie Catherine Olivet, bénévole pour France Alzheimer. Depuis le décès de son mari, atteint en fin de vie de la maladie d’Alzheimer, elle reconnait dormir mieux et trouver enfin du repos. Aider au quotidien un proche est une expérience épuisante et génératrice d’angoisse. D’autant plus lorsque l’aidant est le conjoint, qu’il vit sous le même toit que la personne aidée et que la malade souffre d’Alzheimer, une pathologie neurodégénérative lourde qui exige des proches de nombreux soins et beaucoup d’énergie.

Épuisés et souvent seuls, les proches aidants peuvent facilement basculer dans l’anxiété au moindre changement de comportement du malade. Catherine Olivet évoque ainsi sa peur permanente face aux symptômes qui se manifestent ou sa crainte de ne pas être à la hauteur pour aider correctement le proche aimé. Une angoisse traduite par un besoin croissant de professionnels compétents, qui s’occupent du malade, mais qui envahissent également le domicile au point de ne plus se sentir chez soi. A ce moment-là, la maison n’est plus la seule réponse à la prise en charge, affirme-t-elle. L’hôpital peut aussi être une solution, temporaire ou en alternance, mais qui permet au malade d’être bien soigné et à l’aidant de trouver du répit.

Sandrine Youknovski

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