Merci pour vos étoiles!
Merci pour vos étoiles!

Vous avez le sentiment qu’elle / il abuse de la situation ?
A certains moments, les aidés sont de véritables mitraillettes à sollicitations : « Tu peux me couper un morceau de pain, s’il te plaît ? » ; « Tu peux me servir la salade ? » ; « Est-ce que tu veux bien retirer de l’argent pour moi au distributeur ? » ; « Je suis fatigué, je laverai le lavabo demain… à moins que tu ne le fasses aujourd’hui. » ; « Tu peux me mettre mes bas de contention ? » ; « Oui, oui, je sors mais je ne peux pas prendre tes médicaments à la pharmacie, je crois que je ne vais pas trouver le chemin…». Tout cela et bien d’autres encore dans la même journée !

Un aidé, par définition, est quelqu’un qui va recourir aux services d’une autre personne : l’aidant. Si aider est un acte naturel de solidarité pour beaucoup d’entre nous, il nous est arrivé à tous d’avoir l’impression que l’aidé, certains jours, use et abuse de son statut. Oui, elle / il peut être plus fatigué qu’à l’ordinaire mais pas toujours…

Vous commencez à sentir vos limites ?

« Des limites ? Qui ça, moi ?! Surement pas ! ». Euh… Bon, envisageons les choses sous un autre angle : Vous avez des « petits coups de mou » dans la journée ? Et pas seulement après un bon repas copieux entre amis ? Et bien c’est que la fatigue commence à frapper à votre porte parce qu’elle trouve votre compagnie charmante. Oui, oui, c’est la fatigue qui arrive sans que vous l’ayez invitée. Ce n’est pas votre faute. En plus, je crois bien qu’elle commence à s’incruster…

Etre fatigué n’est pas nécessairement la faute à votre manque de résistance, à votre désengagement auprès de votre proche, le signe que vous êtes quelqu’un de faible… La fatigue est un signal que nous envoie le corps pour nous signaler que les limites commencent à être atteintes. La même chose pour la fatigue psychologique.

Etre aidant ne veut pas dire être esclave

Si vous avez l’impression que les demandes plus nombreuses que d’habitude ne sont pas forcément légitimes, vous avez tout à fait le droit, voire le devoir, de signaler tout abus. OK pour éviter le « Bon ben t’arrêtes de me prendre pour ton larbin maintenant ! » mais un petit « Tu ne crois pas que tu peux le faire toi-même ?! » peut faire du bien à tout le monde.

Si l’aidé a besoin de soutien et de réconfort à certains moments, il sera toujours reconnaissant que vous vous conduisiez avec elle / lui comme avec n’importe qui : en faisant valoir vos droits et limites. Les rapports de soumission, de dominant / dominé, ne sont valorisants pour personne : ni pour l’aidé qui peut se sentir despote ni pour l’aidant qui peut se sentir esclave. Et puis, depuis l’enfance, nous avons besoin qu’on nous signale les limites pour retrouver un cadre qui, au final, est bien rassurant…

Si vous n’apprenez pas à reconnaître vos limites et à les respecter, c’est vous-mêmes que vous ne respectez pas. Et si vous ne vous respectez pas, comment respecter l’autre ? De plus, vous ne serez pas un bon marathonien et, dans le cas de la maladie comme du handicap, l’endurance est primordiale.

Pour pouvoir dire un OUI franc et s’investir, il faut savoir dire NON de temps en temps…

Article rédigé par Sandrine Damez

Un commentaire

  1. karolewicz 14 mars 2012 à 16 h 14 min - Reply

    votre article reflète pas mots non choisis une vérité criante de situations vécues ; l’association entr’aidants à Hénin Beaumont (62) reçoit ces aidants régulièrement et chacun exprime le dépassement de soi , le ‘ras le bol’ de certains jours mais surtout l’amour de donner à l’aidé cette assurance qu’il n’est pas oublié !!!!
    merci pour cet article

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